L’hygiène féminine ; la vulve n’a pas à gagner de concours de beauté

01 dcembre 2018

Beaucoup de femmes vivent de l’inconfort de façon quotidienne au niveau de la vulve. Il s’agit rarement de la raison primaire qui amène les femmes à consulter en rééducation périnéale et pelvienne, mais cela en incommode plus d’une et aggrave dans bien des situations le problème primaire. En effet, la région vulvaire est dotée d’une peau à caractère sensible. Cela la rend donc plus vulnérable à plusieurs produits et habitudes personnelles. Parce que vos habitudes d’habillement et d’hygiène ainsi que les produits utilisés peuvent amplifier certaines dysfonctions de votre plancher pelvien, voyons-y ensemble !

Allons-y en grand par l’hygiène de la région. S’il-vous-plait, n’utilisez pas de douches vaginales, ce n’est pas nécessaire car le vagin est « autonettoyant » (nous reviendrons sur cette affirmation un peu plus bas). Non seulement ce n’est pas nécessaire mais c’est même délétère. Les produits qu’elles peuvent renfermer sont susceptibles d’irriter la muqueuse du vagin. Et même celles qui disent n’utiliser que l’eau de la douchette ; le vagin n’est pas fait pour accueillir en grande pompe de l’eau ! (Qui se désaltère de cette façon ?!) Cela risque de modifier le pH (équilibre entre acidité et alcalinité). Mais de l’eau, ç’a un Ph neutre, non ? Vrai (en général…) ! Mais le vagin, lui, n’a pas un Ph neutre de 7… D’où le déséquilibre.

Seule la vulve a besoin de se faire nettoyer (par vulve, j’entends l’ensemble des organes génitaux externes). Et même là, les soins sont minimes. En fait, de l’eau et les doigts feront très bien l’affaire… (Je vois déjà la bouche en « O » chez plusieurs lectrices). Mais pensez-y, on garde cette petite région du corps à l’abri du monde extérieur en la couvrant de nombreuses couches… Elle n’est donc pas soumise aux mêmes conditions que les mains qui sondent et explorent notre environnement et rencontre de multiples virus, bactéries, champignons, etc. Par une hygiène excessive, on la « décape » de sa cire protectrice, un sébum qui est produit par des glandes de la région. Ce sébum couvre la région et la protège de principalement deux choses: l’assèchement (personne n’aime avoir une vulve sèche et qui pique) et la friction (grandes lèvres sur petites lèvres, mais aussi cuisses/vêtements sur vulve) surtout rencontrée pendant la marche.

Si vous tenez absolument à utiliser un savon, utilisez-le qu’un jour sur deux. Pour éviter que la vulve ne reste trop longtemps en contact avec le savon, appliquez celui-ci dans la région de la vulve seulement à la toute fin du bain ou de la douche et n’appliquez pas directement le savon sur la vulve (utilisez plutôt les doigts pour appliquer le savon). N’appliquez pas de savon entre les petites lèvres. Cette région est une muqueuse (tout comme l’intérieur du vagin) autonettoyante. Et n’utilisez pas n’importe quel savon ; il faut opter pour un savon doux à appliquer avec les doigts (on est plus délicat avec nos doigts qu’avec la grosse barre de savon ou la débarbouillette ou houppette qui « gratte » la peau). Comme dit plus haut, la peau de la vulve est sensible. De bons exemples de savons sont « Dove peau sensible » ou « Spectroderm ». On en trouve aussi de très bon et doux dans la gamme plus « naturel ». Dans ce sens, évitez que le shampoing (fort, « décapant » et parfumé) n’entre en contact avec la vulve. Rincez donc vos cheveux avec la tête penchée de côté (plutôt qu’en avant ou en arrière ou l’eau de rinçage et la mousse risque de rentrer plus facilement en contact avec la vulve). Suite à ces explications, vous comprendrez qu’il est préférable d’éviter les savons parfumés et colorés… les bains moussants, sels de bains, déodorants féminins, alouette !

La peau a tendance à se dessécher plus rapidement lorsqu’en contact avec de l’eau trop chaude. Votre vulve ne doit pas sortir du bain ou de la douche rouge-homard. Évitez de vous faire bouillir ! Et pour sécher ? On tapote, mesdames ! Pas besoin d’un sablage à la serviette ! L’exfoliation ? Non-non pour la vulve !

Si le vagin, pour rester en bonne santé, se doit de conserver son humidité, la vulve, elle, déteste la moiteur ! Alors retirez vite votre maillot de bain mouillé ou vos vêtements de sports humides. Et évitez de faire suffoquer votre vulve sous les bas collants pleine longueur (suis-je la seule à sortir de là les culottes trempées ?) ou les vêtements synthétiques. La pression excessive peut aussi être source de désagrément pour la vulve. Ainsi, il peut être déconseiller de porter des pantalons trop serrés à la fourche ou des sous-vêtements de type « string » ou « tanga ». Le choix de sous-vêtement à privilégier demeure la classique culotte en coton blanc ou beige. Plate, me direz-vous ? Ce qui est encore plus plate, c’est une fourche irritée. Et n’hésitez pas à laisser respirer au maximum. Une bonne façon ? Ne pas porter de sous-vêtement sous le pyjama. Traitez aux petits oignons vos parties intimes et elles ne s’offusqueront probablement pas d’un petit « string » pour certaines occasions …

Maintenant, non seulement le choix du type de vêtement que vous portez mais aussi comment vous entretenez les dit-vêtements peuvent agresser votre vulve. C’est que vous les lavez, vos vêtements. Du moins je l’espère. Or, les produits de lessive peuvent contenir des substances moins bien tolérées par la région. Si votre peau est sensible, optez pour un détergent à lessive sans parfum et sans colorant. Évitez d’utiliser de l’eau de javel (ça décape !) et les assouplisseurs textiles (si les tissus sont si doux et sentent si bon, c’est qu’il reste un résidu qui enveloppe les fibres… résidu pouvant être considéré comme un ennemi par votre région génitale). On pense donc aux sous-vêtements, mais aussi aux serviettes de bain, aux bas de pyjama, au costume de bain, alouette !

Et maintenant mesdames, à bas le port du protège-dessous au quotidien. Ouin, mais j’ai beaucoup de sécrétions vaginales, je n’ai pas le choix de porter un protège-dessus. En vérité, je vous le dit, ce que je vois beaucoup en clinique, c’est que l’utilisation quotidienne de protège-dessus augmente la production de sécrétions vaginales. C’est un cercle vicieux. Le vagin est magnifiquement bien composé car autonettoyant (qui a envie d’aller récurer ses recoins ?) et le signe que l’autonettoyant a été parti, c’est ces fameuses sécrétions. Or, plus le vagin se considère à risque d’être contaminé ou sali (on étouffe ici sous le pantalon, le sous-vêtement et le protège-slip, non ? Ça sent le renfermé !), plus il part son système autonettoyant. Or, en plus de le priver d’aération, le protège-dessous est souvent composé/bourré de produits chimiques (vous croyez que le petit tissu grésillé/voile à la surface est fait de fibres naturelles ?) et l’industrie ose en rajouter pour le look (non mais, as-t-on vraiment besoin de contour bleu/mauve autour du protège-slip ? À moins d’être mal-voyant …). C’est inutile et délétère pour la santé de la vulve et du vagin de les mettre en contact avec des colorants et parfums. Et le vagin le ressent. Il augmente la fréquence des cycles de lavages. Et vous mouillez plus votre protège-slip et donc vous le changez plus souvent… Et ben, quel beau cercle vicieux !

Vous savez quel était la fonction du sous-vêtement au départ ? Lors de sa création ? Récupérer les sécrétions vaginales. Avant son apparition, c’était le jupon qui jouait ce rôle (vive l’aération !). Mais vint la mode des jupes droites/pantalons et il fallut trouver une alternative au jupon. Et de nos jours ? On veut le garder tout propre ! On a dénaturé la raison d’être du sous-vêtement !

Pour celles à la vulve sensible, les mêmes principes sont à appliquer pour le choix des protections menstruelles ; c’est-à-dire le plus naturel possible, sans parfum et sans colorant. Dans cette catégorie assez facile à retrouver sur le marché, on a pour le tampon o.b. sans chlore, colorant ou parfum et dans la serviette sanitaire, incognito. Dans le plus respectueux de l’environnement, Natracare. On peut aussi avoir recours à la coupe menstruelle (la plus facile à se procurer au Québec étant Diva Cup car offerte par les détaillants) ou les serviettes hygiéniques lavables (offertes par de nombreuses compagnies d’artisanes québécoises) ou encore la culotte de menstruation (Mme L’Ovary ou Thinx). Il s’agit ici d’une liste peu exhaustive, si le sujet vous intéresse, faites vos recherches !

Peut-être voyez-vous un « pattern » se dessiner. On évite les produits chimiques, les parfums et les colorants sur la vulve ! Tout y passe. Le papier toilette non coloré, non parfumé et globalement, non recyclé. Le mode de recyclage privilégié par bien des compagnies car moins couteux et moins compliqué, c’est d’utiliser du chlore pour blanchir le papier recyclé… Pas tellement vulve-friendly. Si vous voulez hydrater votre peau, choisissez sans colorant/parfum et évitez les lotions. Elles contiennent plus d’alcool (ça donne l’impression qu’elles sont absorbées plus vite par la peau que les crèmes, mais c’est plutôt parce qu’elles « s’évaporent ».) Les crèmes sont un meilleur choix.

Les mêmes recommandations sont à appliquer pour le « dedans » aka le vagin. Les tampons ont été couverts plus haut. Poursuivons donc avec les lubrifiants. Ah, les lubrifiants. Un marché lucratif où l’offre abonde. Elle abonde surtout en produits potentiellement agresseur pour le vagin. Les parabènes ont eu leur lot de lynchages. Mais le propylène glycol aussi devrait être sous la ligne de mire. Mais qu’est-ce que le propylène glycol, me direz-vous. Un agent de conservation qui, pour les industries, a l’avantage d’être peu couteux. Mais pour la consommatrice ? Vient avec un effet secondaire plutôt fâcheux pour certaines, celui de promouvoir l’inflammation. Promouvoir l’inflammation dans cette zone fragile qui s’apprête à vivre de la friction ? Je trouve ça ordinaire. Un bon nombre de lubrifiant peuvent aussi débalancer le pH vaginal, un trampoline pour les infections vaginales. Et là, parlons-en des infections vaginales. Comment traitons-nous le tout ? Avec des ovules vaginaux ou crèmes à appliquer dans le vagin qui contiennent bien souvent le même fichu agent de conservation. Alors vagin sensible, s’abstenir ! Mieux vaut être avertie et choisir le traitement oral. Si, si, il existe un traitement oral antifongique que le pharmacien garde derrière le comptoir, suffit de demander ! La prévention demeure tout de même le premier choix. Aussi, si aucun accessoire en latex est utilisé lors de la relation sexuelle (ex : aucun condom), l’huile constitue un excellent choix de lubrifiant. Si aucune allergie n’est présente, l’huile de noix de coco ou l’huile d’amande douce sont de belles alternatives. Par définition, une huile n’a pas de pH, elle ne risque pas d’interférer avec la flore vaginale et diminue les risques d’infection vaginale.

Et si nous parlions maintenant de son apparence ? Car beaucoup de femmes font ponctuellement un peu (ou beaucoup !) d’entretien de la pilosité vulvaire pour éviter le look « broussaille ». Mais avant de tailler à grands coups de hache, j’aimerais mentionner que les poils pubiens ont une utilité. En effet, ils vont modestement limiter la friction directe sur la vulve. Ainsi, le sous-vêtement frictionne sur les poils (qui forment un petit coussin protecteur) et évite à la peau une partie du frottement. Ça reste un effet modeste. Cela étant dit, en tailler un peu (plutôt que de drastiquement tout enlever) peut faire une différence. Cependant, là où je veux en venir, c’est que c’est la façon d’éliminer les dit poils qui peut faire vivre le plus de désagréments. On parlait un peu plus tôt de ne pas trop frotter / laver la vulve pour ne pas la « décaper » de son sébum, sorte de cire protectrice. Ben, imaginer ce que fait l’épilation… Avec les pois partent aussi ce sébum ainsi qu’une partie des cellules du dessus de la peau. Et le rasage ? Même chose. La solution ? Taillez les poils aux ciseaux ou utiliser un petit appareil pour trimer et vous conserverez le sébum ainsi qu’une petite longueur protectrice de poils.

Pas de panique, toute femme n’est pas irritable de façon égale de la vulve et du vagin. Mais si vous ressentez de l’inconfort, explorer ces pistes et découvrir à quoi votre « down there » est « allergique » vous aidera à retrouver le confort vulvo-vaginal auquel vous avez droit.

Le tout, vous l’aurez compris, ce fait beaucoup plus facilement et efficacement avec l’aide et le support d’une physiothérapeute en rééducation périnéale et pelvienne. Restez à l’affût, la vulve paisible (car non-agressée) bientôt disponible chez une physiothérapeute près de chez vous !

Et si le poids de votre tête faisait tomber votre vessie ?

01 septembre 2018

Aussi jolie soit-elle, votre tête peut être dommageable pour votre vessie. En fait, si mal tenue, elle a un potentiel de vous la faire tomber (si vous êtes une femme). Peut-être qu’il y en a qui se dise : de quoi est-ce qu’elle parle, elle, là, hein ? Ou bien qu’est un peu folle sur les bords. Ou qu’elle exagère, la fille ! Avant de devenir physio en rééducation périnéale et pelvienne, j’étais de votre gang. En fait, je ne savais zéro ce qu’était une descente de vessie ! Bien que j’étais propriétaire et d’une tête, et d’une vessie à ce moment-là… Inquiétant… Alors maintenant que je sais, je distribue l’information.

De quoi je vous parle aujourd’hui ? Mais de posture, encore une fois ! Sous un angle un peu différent, je l’avoue. Je vais vous faire le lien entre mauvaise posture de tête et prolapsus vésical (ou cystocèle ou encore plus communément appelé descente de vessie). La posture est fichtrement importante car on vit sur Terre (système de gravité en place) et que notre corps y est fichtrement lourd ! On dit qu’une image vaut mille mots. Laissez-moi utilisez mille mots en gros format pour étayer mes dires. Analysons la prochaine image ensemble. Parce que c’est précisément cette image qui a rendu le tout plus concret pour moi. Genre la mâchoire m’a décroché. Et j’ai commencé personnellement à garder ma tête bien en place. Tout le monde est familier avec le principe de « bras de levier » ? C’est-à-dire que plus vous tenez un objet loin de vous, plus il vous paraîtra lourd car la force de gravité que l’objet applique sur vous est augmentez par la distance. Bon, transposons ce principe à votre tête. Pour simplifier les calculs, partons du principe que votre tête pèse 12 livres (c’est une moyenne, elle pèse en général entre 9,5 et 15,5 livres dépendamment des personnes.).

La position de votre tête va grandement affecter la pression intra-abdominale (pression dans votre abdomen). Autrement dit, ces 12 livres vont impacter votre « canne de conserve » ! Placez votre tête la mieux alignée possible au-dessus de votre corps et elle pèsera l’équivalent sur votre « canne de conserve ». Mais projetée-la un petit peu vers l’avant par une posture un peu voutée, et regardez le calcul ! On en est à 32 livres de pression intra-abdominale ! Et que dire de la posture de droite ! Les 12 livres du début pèsent maintenant 42 livres pour votre abdomen ! De quoi avez-vous l’air devant votre ordinateur à longueur de journée ? Inquiétant, n’est-ce pas ?

Dans un article antérieur, je vous partageais qu’une mauvaise posture réduit l’efficacité du travail des muscles stabilisateurs profonds lombo-pelvien (aka ma « canne de conserve » constitué des muscles du plancher pelvien, du diaphragme, du transverse de l’abdomen et des multifides). Ben non seulement les stabilisateurs profonds sont en désavantage mécanique, mais ils se font bombarder par plus de pression ! Jusqu’à 30 livres ! C’est par rien, ça !

Je dois avouer que dans l’espace, ce que je viens de vous partager n’a pas du tout rapport. Mais ça, c’est une très minorité d’humain qui peuvent s’en échapper. Et ça vient avec d’autres troubles de santé, anyway (genre ostéoporose…). Parce que dans l’espace, la vessie et la tête ne s’en rende même pas compte de la différence entre debout ou tête en bas. (En fait est-ce qu’on peut réellement savoir si est à l’envers ? Par rapport à quel référentiel ?)

Faque je vous le dis, ici, sur terre, votre tête à le potentiel de faire tomber votre vessie. Voyez-y. Votre cou a l’air de la tour penchée, il penche vers l’avant malgré tous vos efforts pour le redresser ? Il n’est pas trop tard !

Le tout, vous l’aurez compris, ce fait beaucoup plus facilement et efficacement avec l’aide et le support d’une physiothérapeute en rééducation périnéale et pelvienne. Restez à l’affût, le redressage de votre tour penchée bientôt disponible chez une physiothérapeute près de chez vous !

Attention ! Vessie agressée ! (Les irritants vésicaux, vous connaissez ?)

01 aot 2018

Peut-être faites-vous partie de ceux et celles qui souffrent d’urgence mictionnelle. Ça, c’est la venue d’une envie « super urgente » sortie de « nul part ». Ou peut-être pas tant de « nul part » que ça… Le syndrome des clés dans la porte, ça vous dit quelque chose ? J’en ai déjà parlé dans Quand la vessie se rebelle (Un portrait de l’urgenturie ou de l’hyperactivité vésicale ou de la vessie nerveuse.) Dans certains cas, cela mène à l’incontinence d’urgence. Non seulement il y a la sensation d’envie « super urgente » mais en prime, vous vous faites pipi dessus. Ou peut-être souffrez-vous d’une fréquence mictionnelle augmentée. Bref, vous passez votre vie à avoir toujours envie et y allez donc très souvent. Tous ces termes s’associent à une vessie irritable ou hyperactive. Ah, l’hyperactivité vésicale. Décrite sous maintes coutures mais tout de même mal comprise. Pourquoi la vessie s’active-t-elle ainsi ? Plusieurs pistes de réflexion existent à ce sujet. Aujourd’hui, j’ai choisi de vous familiariser avec ce qu’on appelle les « irritants vésicaux ».

  1. La caféine: On commence par qui ? Une des boissons la plus consommée et appréciée sur Terre. Le café ! Mais non seulement le café, mais tout ce qui peut contenir de la caféine… On parle donc aussi de boissons gazeuses foncées, de boissons énergisantes, de chocolat… et même de certains médicaments ! C’est que la caféine serait non seulement irritante pour la muqueuse vésicale (paroi de l’intérieur de la vessie) mais aussi un stimulant musculaire peut-être un peu beaucoup (!) trop efficace pour certains détrusors (muscle autour de la vessie). Aie, aie ! Dégagez le chemin ! Les recommandations à ce sujet, si votre vessie se trouve affectée par la caféine, est de limiter votre consommation quotidienne à 110 mg.

  2. Les épices fortes/piments : On poursuit avec les épices fortes. Techniquement, pas celles qui donnent du goût et de la saveur mais vraiment celles qui ajoutent le « caïente » dans un plat. Rentre dans cette catégorie les piments. Je serais curieuse de savoir si la population Mexicaine a un taux plus élevé de personnes aux prises avec de l’irritabilité vésicale… Ou bien y a-t-il désensibilisation, mutation génétique ? Bah… je déraille un peu du sujet, ici.

  3. Les édulcorants artificiels : Les édulcorants artificiels auraient aussi le potentiel d’irriter la vessie. On parle des édulcorants de première génération, soit la saccharine, le cyclamate et le fameux aspartame et des édulcorants de deuxième génération avec le sucralose, l’acésulfam-potassium, le néotame, et l’alitame. Vous buvez votre café avec du Splenda ?

  4. Le gaz carbonique : Ici, on rentre dans les boissons gazéifiées. Bien sûr les boissons gazeuses mais aussi les eaux gazeuses tel le Perrier. Le gaz carbonique en soit pourrait être irritant…

  5. Les agrumes : Eh, oui ! L’acidité des agrumes semblerait aussi être associée à l’hyperactivité vésicale… Et tant qu’à y être, les tomates aussi ! Alors tout ce qui est sauce tomatée… Alors amateur de sauces tomatées, jus de tomate, eau citronnée, pamplemousses, oranges et compagnies, soyez averti !

  6. Les produits laitiers : Pour les personnes souffrant d’intolérance au lactose, l’inconfort des intestins incommoderait la vessie sa voisine… Bah, moi aussi je trouverais ça « moyen » de subir les ballonnements de mon voisin…

  7. Le tabac : On connait déjà de nombreux effets néfastes de la cigarette. S’ajoute son effet agressant sur la vessie. Le tabagisme est aussi connu pour l’augmentation de risque de souffrir d’un cancer de la vessie. Fichu bonne raison supplémentaire pour éteindre !

  8. Les boissons alcoolisées : Eh oui ! L’alcool aussi peut agressée votre vessie. Notons que l’alcool est un diurétique. Einh ? On le sait, l’alcool, ça déshydrate. Mais comment ? En nous faisant produire plus d’urine. Augmentation de la production d’urine, c’est ça la définition de diurétique. Donc oui, vous irez plus souvent uriner. Mais ses effets ne s’arrêtent pas là. L’alcool est aussi un relaxant musculaire. Il a donc le potentiel de relâcher la musculature du plancher pelvien et du sphincter de l’urètre. Et il y aurait des substances potentiellement irritantes pour la paroi interne de la vessie dans certains types d’alcool dont le vin rouge. Charmant le portrait, n’est-ce pas ? Une vessie irritable qui produit plus d’urine sur un muscle moins fort pour retenir le tout !

9 – La déshydratation : Comment ? Ne pas consommer quelque chose peut être irritant ? Et comment ! Sachez que lorsque vous êtes chroniquement déshydraté, l’urine elle-même est irritante pour votre vessie. Il y a moins d’eau dans votre pipi pour diluer les déchets du corps qui eux, ne sont pas réduit. Que vous buviez ou pas, vous produisez des déchets. Or, en état de déshydratation, vous les éliminerez dans une urine contenant moins d’eau… Ainsi, la concentration est plus élevée et peut, à la longue, agressée votre vessie. Une main dans un bac de jus de citron pur et l’autre dans un bac d’eau avec une tranche de citron… Dans quel environnement votre main sera la plus confortable pour une période prolongée ? Bah, même chose pour votre vessie.

Méli-mélo : Mais là, voyez-vous comme moi qu’il existe plusieurs aliments qui peuvent rentrer dans plusieurs catégories ? Le coca-cola diète/pepsi diète ou autres marques de ce monde par exemple. Caféine ? Check. Édulcorant artificiel ? Check. Gaz carbonique ? Check. Avec zeste de citron ? Check. Ou bien que les occasions sont nombreuses de consommer plusieurs de ces catégories d’aliments au cours d’un même repas ?

Et mince, vous dites-vous (et moi aussi d’ailleurs, soupir). Toutes les bonnes choses que la terre a à nous offrir ont le potentiel de stimuler ou d’irriter cet organe qu’est la vessie… Ici aussi, la modération à bien meilleur goût !

Ceci étant dit, cela ne veut pas dire que votre vessie réagie à toutes ces catégories d’aliments. Je vous invite à tester l’impact sur votre vessie en éliminant pendant une semaine ou deux le dit-aliment et voyez par vous-même si la problématique est moins prononcée. Vous serrez alors en mesure de faire un choix éclairé de consommer ou non selon le contexte. Parce qu’on est pas toujours obligé de se privé.

Je vous fais ici deux sénarios où vous ne ferez probablement pas le même choix de menu une fois en connaissance de cause. Scénario 1 : petite soirée tranquille au restaurant à 5 minutes à pieds de chez vous avec retour prévu ensuite à la maison. Vous pourrez alors peut-être vous laisser tenter par la pizza tomatée « el piquante » du menu avec un bon verre de vin rouge, de l’eau pétillante avec tranches de citron durant le repas suivi du gâteau mousse chocolat noir et d’un bon café au lait sucré au Splenda (c’est pour ajouter une couche au scénario, parce que pour moi, c’est pas sucré un café !). Scénario 2 : grosse soirée resto-cinéma prévu en amoureux. Le restaurant est à 25 minutes de voiture de la maison, suivi d’un film ou vous en aurez pour 2h30 de visionnement et le 25 minutes supplémentaire de retour au bercail. Mouin, peut-être moins tentant ce menu, non ? Faudrait aussi éviter d’y ajouter l’insulte d’un coca-cola durant le visionnement !

Sachez que si l’idée de courir les toilettes cinq fois pendant votre soirée cinéma vous rebute ; eh bien je suis d’accord avec vous. À bas l’angoisse du pipi nerveux ! Il existe des outils à venir chercher en rééducation périnéale et pelvienne. Restez à l’affût, une vessie zen bientôt disponible chez une physiothérapeute près de chez vous !

La miction démystifiée: comment faire pipi ?

01 juillet 2018

Eh oui, on parle encore pepi ! Je ressens encore le besoin de m’exprimer sur ce sujet car, non, tout n’a pas encore été dit. J’aborde donc aujourd’hui : Comment faire pipi ? Ben voyons, s’il y a bien quelque chose d’inné auquel on n’a pas besoin de penser, c’est bien ça, non ? En général, je vous donne raison. Mais parfois, on laisse les pressions sociales, les contraintes d’horaire, le stress, les craintes des microbes (éclectique comme liste, non ? Continuez à lire, je m’explique plus loin) dérégler ce mouvement pourtant jugé si automatique et intuitif.

Comment les pressions sociales influencent-elle la miction (définition: action d’uriner) ? Aller faire pipi en gang, ça vous dit quelque chose ? Phénomène peut-être un peu plus féminin, d’ailleurs. Si vous vous contentez de suivre le groupe sans passer à l’action, votre vessie est sauve. Mais peut-être vous inventerez-vous une petite envie pour vous conformer au moule ? Vous vous trouvez ainsi à changer votre comportement mictionnel en fonction de la pression de groupe… Mauvaise idée que de répéter trop souvent ce comportement. Cela risque de faire « dérailler » votre vessie de son beau réflexe stockage/évacuation. Si cela ne vous est pas familier, je vous invite à lire un de mes textes: Quand la vessie déraille (Quand rien ne va plus avec le beau réflexe stockage/évacuation.) Mais les pressions sociales peuvent influencer non seulement le quand, mais le comment de la miction. Avez-vous déjà entendu parlé de la toilette turque ? Assis, accroupi, debout… Le choix est vaste mais surtout dicté par les apprentissages en provenance de notre société.

Et là peut s’y mêler la crainte des microbes… Ou bien est-ce là aussi dicté par la société ? On craint souvent les microbes pouvant se trouver sur le siège de toilette. Cette crainte est-elle fondée ? J’ai le goût ici de vous partager une anecdote. D’un coup qu’elle fasse basculer votre opinion quant à la salubrité des toilettes publiques. Qui sait. Dans mon jeune temps de cégépienne, une des nombreuses activités à réaliser en biologie (non, je ne vous parlerai pas des dissections de rat) était de prélever des bactéries sur diverses surfaces dudit Cégep et de les faire croitre dans un milieu favorable (pot de pétri) pour 2 semaines. Vous vous doutez bien que le siège de toilette a été convoité par nombreux étudiants (ce qui veut dire qu’on a eu plusieurs échantillons de sièges de toilette homme/femme/professeur/1er étage/2e étage/etc…) ainsi que robinets de lavabo et poignées de porte, et quelques claviers d’ordinateurs, bureau de classe, etc. Malgré la représentation faramineuse des sièges de toilette, ben, c’est la poignée de la porte de la salle de bain qui a de loin remporté la palme de la mousse bactérienne la plus garnie. Plusieurs pots « siège de toilette » sont restés bredouilles ; aucune bactérie. Les quelques positifs ont montrés moins de bactéries que les claviers d’ordinateur et les bureaux de classe. Bon, ça demeure une anecdote d’un Cégep. Autre information : l’urine est un liquide stérile, à moins de souffrir d’une infection urinaire. En fait, c’est ça la définition d’une infection urinaire : trouver des bactéries dans l’urine. Autrement, l’urine est stérile. Composition ? Eau, sels, urée. Une chose est sûre, c’est que la résultante pour éviter lesdits microbes (réels ou non) nous amène à faire des acrobaties délétères pour la santé du plancher pelvien (muscles, nerfs, ligaments, veines, artères et organes compris). Le squat par-dessus la toilette. Si vous avez lu mon précédent article, je vous rassure, je ne suis pas bipolaire. Je suis et resterai une grande fan du squat point. Je suis peut-être même fan du squat au-dessus de la toilette (si c’est le seul temps que vous trouvez pour pratiquer vos squats, pourquoi pas). Mais pas du squat au-dessus de la toilette pendant qu’on urine. C’est là, qu’inconsciemment, on fait choisir entre deux fonctions du plancher pelvien aussi importantes l’une que l’autre ; gérer la fonction vésicale (vidanger la vessie dans ce cas-ci) et le maintien de la stabilité lombo-pelvienne. Pour uriner adéquatement, les muscles du périnée se doivent de relâcher. Pour maintenir un squat (position exigeante d’un point de vue stabilité lombaire et pelvienne), le plancher pelvien doit contracter en union avec le diaphragme, les abdominaux profonds et les fessiers. Mouin, vous voyez le dilemme, là. Relâcher pour uriner, contracter pour squatter… On fait quoi ? Du entre-deux ? Pas assez relâché pour uriner adéquatement (jet plus faible car obstruction de l’urètre, lenteur de vidange…) et pas assez contracté pour tenir le squat efficacement. On fatigue des jambes et le jet est faible. Ne serait-il pas tentant d’accélérer les choses un peu ? Du style pousser pour augmenter le jet urinaire (que ça finisse !). Mais pousser pour uriner, c’est propulser le contenu du bassin vers le bas. C’est étirer, affaiblir les muscles, ligaments, nerfs, veines, artères et organes. C’est augmenter les chances de souffrir d’une descente d’organes et autres dysfonctions périnéales. Pour toutes ces raisons je suis une ferme militante d’uriner assise sur le siège de toilette. La santé du périnée prime avant les pressions sociales dans mon livre à moi. On essuie les gouttes de pepi, on met du papier sur le siège s’il le faut, mais on s’assoit. Merci !

Et si on parlait maintenant des contraintes d’horaire et du stress ? Avoir des obligations amène beaucoup de stress sur la gestion de la fonction urinaire. Prenons en exemple les enseignants. Parce qu’ils se trouvent dans l’impossibilité de quitter leur poste pour se rendre à la toilette pendant de grandes périodes (du moins perçu comme grandes périodes par quelques-uns), plusieurs développent la stratégie d’y aller systématiquement quand l’occasion se présente : avant le début des cours, à la récréation, à la pause diner (au début ET à la fin), à la pause d’après-midi, à la fin des classes. Hmm, la normale étant d’uriner aux 2 ½ à 3 heures… Mais vous savez, le stress est source d’envie. Plus on est stressé, plus il y a des chances qu’on expérimente une sensation d’envie prématurée ou excessive… Un exposé devant un local bondé ou un client important ? Un examen important à l’Université ou dans le cursus de votre emploi ? Un entretien d’embauche qu’on souhaite à tout prix obtenir ? Le stress et la nervosité amène son lot de vidange prématuré de vessie. Il y a aussi l’inverse. Un emploi où l’on est tellement sollicité, qu’on en oublie (ou qu’on choisit d’ignorer) notre vessie. L’exemple classique que je croise en clinique ? Les travailleurs du domaine de la santé ; principalement les médecins urgentistes et les infirmiers. Trop de travail à accomplir en trop peu de temps. On cherche des économies de bouts de chandelle pour de précieuses secondes. On se retient le plus longtemps possible (c’est beaucoup trop long aller au toilette quand quelqu’un nous attend entre la vie et la mort). Mais quand l’envie est trop retenue, s’installe un délai dans l’initiation du jet urinaire. Comme c’est « trop » long, deux choix s’offrent à eux : pousser pour aller plus vite ou vider à la vessie à moitié (ou encore les deux !). Qui aurait pu croire que les compressions budgétaires et les conditions de travail pourraient avoir un impact sur la santé pelvienne de certains travailleurs ?

Maintenant, dans un monde idéal sans contrainte d’horaire, sans stress, sans pression sociale, comment sommes-nous supposés faire pipi ? La vessie a deux rôles : stockage et évacuation. Trouvons l’équilibre entre ces deux rôles. Premièrement, allons-y seulement si nous avons envie (pas parce que d’autres y vont ou parce que nous n’aurons pas l’occasion d’y retourner pour la prochaine heure et demi…). Et si nous avons envie, allons-y ! (Faut pas abuser du stockage, quand même ! Évacuer, c’est bien aussi parfois.) Deuxièmement, adoptons une position confortable et facile à maintenir (les fesses sur le siège, mesdames !). Laissons la vessie initier les choses sans précipitations (ne poussons pas) et se dérouler jusqu’à la fin (ne stoppons pas le jet).

La vessie donne tout de même l’impression de ne pas se vider complètement ou une petite quantité s’écoule au moment de se relever ? Mesdames, peut-être est-ce le signe d’un début de cystocèle (descente de vessie). Votre vessie commence peut-être à basculer vers l’arrière dans le vagin. À cela, je peux vous suggérer un moment de balancement d’avant à arrière du tronc sur la toilette pour s’assurer de bien vidanger. Messieurs, peut-être est-ce le signe d’une hypertrophie prostatique obstruant l’urètre. Une consultation auprès de votre médecin s’impose alors. Le jet est long à initier, plutôt faible ou intermittent et la vidange ne semble pas être complète ? Peut-être souffrez-vous d’hypertonicité du plancher pelvien (les muscles du plancher pelvien sont trop contractés et compriment l’urètre, rendant la miction difficile).

Le tout, vous l’aurez compris, ce fait beaucoup plus facilement et efficacement avec l’aide et le support d’une physiothérapeute en rééducation périnéale et pelvienne. Restez à l’affût, la vidange optimale de votre vessie bientôt disponible chez une physiothérapeute près de chez vous !

Attention ! Épidémie de perte de fesses en cours ! (By the way, j’ai mal au genou, mais quel rapport ?)

01 juin 2018

Aujourd’hui, on parle de fesses. Pis pas au sens figuré. On parle véritablement de vos muscles fessiers. Combien de femmes ont l’impression de perdre leurs fesses en même temps qu’elles accouchent de leur bébé ? Pis c’est pas juste une impression, je vous assure que le popotin de bien des mamans est tout simplement à plat. Simple coincidence ? Je vous révèle un scoop sur moi-même ; je ne crois pas beaucoup aux coïncidences. Plus jeune, j’étais celle qui se creusait les méninges pour essayer de trouver le lien entre deux événements qui, au prime abord, avaient pas l’air connecté. Aujourd’hui, je crois que c’est une de mes qualités ; ça fait de moi la physiothérapeute que je suis, à essayer de « relier les points » entre tous les bobos du corps. Ok, assez « d’inside » ou d’introspection pour le moment. Revenons à la « pas coïncidence » de la perte de fesses chez les mamans… Je vais peut-être vous apprendre quelque chose : si vous cachez vos fesses suffisament longtemps, vous finirez pas les perdre. Et là, je sens que j’en ai peut-être perdu quelques-uns et quelque-unes dans le détour. Qu’est-ce que je veux dire par se cacher les fesses ? Je reviens encore une fois à la posture. Vous savez ce que beaucoup de femmes enceintes ont en commun ? Un gros bedon. Un gros bedon pesant qui tire en avant. Faque beaucoup de ces femmes adoptent la stratégie de se basculer le bassin pour tenter tant bien que mal d’équilibrer cette bédaine et de soulager le pauvre bas du dos. Sauf que là, on se retrouve avec des fesses cachées sous le bassin (au lieu de pointer fièrement derrière). Mouin… Comme cette image. Seulement 12 semaines de passés et déjà la stratégie est en place. Ça augure mal pour les 25-30 autres à venir…

Modifiez votre posture de façon à ce que vos fesses se trouvent cachés en-dessous de votre bassin et vous neutralisez les chances qu’elles vous aident. Ors d’accès, elles ne sont plus disponibles pour travailler et faire cette superbe tâche qu’est l’extension de la hanches (elles sont sur le corps humain pour cette tâche, right ?). Elles s’atrophient, rapetissent, faiblissent (bon vous voyez le portrait). Vous connaissez l’adage : « Don’t use it, loose it ». Ben c’est ça. C’est aussi vrai pour les fesses. Faque là, vous vous retrouvez sans fesses pour vous propulser. Faut quand même marcher, non ? (Beaucoup trop de personnes marchent beaucoup trop peu à mon avis, mais ça c’est un autre sujet.) Faque que fait-on ? On compense. Faute de pouvoir se « pousser » avec les fesses, on compense en se « tirant » avec les fléchisseurs de hanches. Ah oui, encore le psoas qui a été dicerté assez longuement de ma part il y a 3 mois. Pis les quadriceps et le tenseur du fascia lata, quant à faire. Faque vous n’avez plus de fesses pour vous redresser. Faut quand même se pencher, right ? Parce qu’on a le lave-vaisselle, la sécheuse, le frigo, les tiroirs de bobettes, les jouets, les vêtements, ou tout autre cossin au sol (genre un enfant en crise de bacon) à rejoindre/ramasser. Faque que fait-on pour revenir à la verticale une fois plié en deux ? On compense. À défaut de pouvoir se redresser les hanches en s’activant le popotin, on tire avec notre dos pour se relever et on pousse sur nos genoux avec les quadriceps pour les redresser. By the way, j’ai non seulement les fesses plates, mais j’ai aussi mal au dos et genoux. Il y a un lien, vous croyez ? Et comment ! Pis là, sans le savoir, vous ajouterez peut-être à l’insulte en décidant de vous « mettre en forme » en choisissant la course à pied. (Ne me garocher pas de roches, là ! Je ne vous blâme pas, j’adore courrir ! Et ce n’est pas de la mauvaise fois de votre côté, seulement de l’ignorance. On ne peut corriger ce qu’on ignore. Mon rôle, ou la mission que j’aime me donner en fait, c’est vous informer. Ensemble, diminuons l’ignorance collective !) Mais je vous rappelle que vous n’avez pas de fesses pour vous propulser ! Vous serez loin d’avoir aussi fière allure qu’un cheval de course se propulsant grâce à sa croupe rebondie. Vous aurez plutôt l’air du cheval de trait qui se tire vers l’avant. Et là aussi, les genoux n’aimeront pas.

Mais le phénomème n’est pas seulement isolé aux femmes enceintes et post-natales. Les hommes aussi peuvent attraper le virus. Et regardez le beau spécimen que voilà ! Il l’a attrapé fort le virus ce monsieur ! Les femmes sans enfants ne sont pas à l’abri (voir le spécimen de droite dans l’image…). Ou les enfants eux-mêmes. Vous avais-je déjà mentionné que la posture serait acquise par imitation ? Qu’on acquière donc sa posture en imitant celle d’une personne représentative pour nous (aka les parents dans la majorité des cas…) ? Parions que ce couple ci-à-droite ne laissera pas beaucoup de chance à leurs futurs rejetons. C’est que, de nos jours, on se sert beaucoup plus des fessiers comme de confortables coussins pour s’asseoir dessus que comme grand groupe musculaire ayant la fonction exceptionnelle de faire l’extension des hanches. On a perdu l’art de se servir de ses hanches. C’est triste. Et c’est le dos et les genoux qui écopent.

Nous avons déjà placé la table dans La posture ; la clé contre tous les maux ? ; la posture dicte comment vous utiliserez votre musculature stabilisatrice profonde de la région lombo-pelvienne (aka ma « canne de conserve »). La posture dictera aussi votre posture dynamique ou ce qu’on appelle le patron de mouvement (parce que des fesses fondues ne font pas de beaux squats...) Faque vous remarquerez, si vous me lisez régulièrement, que ça tourne pas mal en rond tout ça. Nahn ! Toutes les parties du corps sont connectées ensembles ? Tu parles d’une drôle d’idée !

Est-ce que ça veut dire que je suis en train d’insinuer que votre descente de vessie (c’est hypothétique, là, là !) peut provenir de votre manque de fessiers ? Ben oui, probablement en partie. Pis je suis aussi en train de vous dire que de faire vos Kegels arrangera pas cette partie là. Si cette partie-là semble moins clair pour vous, je vous rapporte à mon sujet précédent, L’art du squat (De toute beauté !). J’y étayais, image à l’appui, comment une belle bascule de bassin (un butt wink) qui cache les fesses diminue en titi le support apporté à la vessie par le pubis. Et comment elle se trouvait à maintenant avoir la possibilité de glisser vers ce « gigantesque » vide du vagin. Je vous ramène l’image.

Vous savez quoi ? Depuis maintenant plus d’un an, je vous garoche au fur à mesure de mes écrits des morceaux de puzzles. J’espère que vous êtes tranquillement en train de mettre les pièces aux bons endroits dans votre tête et que vous êtes doucement en mesure de voir « the big picture »; que tous vos petits bobos ont assurément un lien entre eux. Je veux que vous compreniez qu’en venant me voir pour un bobo x (ex : vous avez des fuites urinaires à l’effort), ça se peut que je vous demande de travailler sur a, b, c, …., y, z (la posture de votre tête, votre respiration diaphragmatique, la position de votre bassin, la force de vos fessiers, de vos pieds, de vos abdominaux, la mobilité de votre thorax, etc).

Le tout, vous l’aurez compris, ce fait beaucoup plus facilement et efficacement avec l’aide et le support d’une physiothérapeute en rééducation périnéale et pelvienne. Restez à l’affût, le retour de vos fesses bombées bientôt disponible chez une physiothérapeute près de chez vous !

Plus vieux